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La cité Plantagenêt en miniature

Le chef-lieu de la cité des Aulerques Cénomans est établi, à l'extrémité du plateau de Sargé, sur un éperon de confluence entre la Sarthe et le ruisseau d'Isaac. Le "Vieux Mans" organise son paysage bâti de part et d'autre d'un chemin de crête (la Grande Rue). Celui ci épouse la ligne de partage des eaux jusqu'à la fine pointe du replat de l'éperon où il descend dans la vallée de la Sarthe. A la fin du II siècle ou au début du IV siècle après J.C., la ville est fortifiée au moyen d'une enceinte rectangulaire, symbole de la puissance renouvelée d'un Etat romain autoritaire, plutôt que marque d'une insécurité liée aux invasions germaniques du II siècle. Elle demeure la seule protection de la cité jusqu'au XI siècle.

Au II siècle, Vindinum désigne Le Mans. Au Bas-Empire, la cité recouvre le nom du peuple d'origine : civitas cenomanorum (cité des Cénomans). Le toponyme évolue au VI' siècle, cinomannis, puis celmanes au VII siècle. Au cours du Moyen Age une césure se produit donnant cel Mans puis aujourd'hui LE MANS. Pendant le haut Moyen Age, la christianisation s'inscrit dans le paysage urbain par la construction d'édifices religieux à l'intérieur comme à l'extérieur des murs.

Intra-muros, au Nord-Est, le groupe épiscopal comprend une cathédrale, des oratoires et le palais épiscopal, résidence de l'évêque. Cet ensemble constitue le chœur du pôle ecclésiastique. L'évêque Aldric, fidèle de l'empereur Louis le Pieux, fils de Charlemagne, entreprend la restauration de la cathédrale. A proximité et conformément à la règle de saint Chrodegang, il fait ériger un cloître pour les chanoines, auxiliaires de l'évêque. Aucune trace ne subsiste. Dans les siècles suivants, des maisons canoniales sont édifiées dans le quartier environnant la cathédrale. Extra-muros, la cité s'entoure d'une auréole de monastères et d'églises parmi lesquels Notre-Dame de Gourdaine, fondée au VI' siècle, Saint-Victeur; les abbayes Saint-Vincent et Laurent, Saints Pierre et Paul, aujourd'hui la Couture, Notre-Dame du Pré, Saint-Hilaire, Saint-Pavin-des-Champs, Saint-Ouen, Sainte-Scholastique, actuellement Saint-Benoît.

Cette couronne d'édifices religieux et les travaux d'Aldric témoignent du relatif dynamisme urbain du haut Moyen Age. D'ailleurs, les différentes fondations s'avèrent fécondes puisque Saint-Vincent, la Couture et saint- Victeur cristallisent l’habitat à partir du XI' siècle, donnant naissance à des bourgs ecclésiastiques, greffés à la cité gallo-romaine.

Maquette du Vieux Mans au XVIII°
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