Le couvent des Cordeliers, bâti au XIIl° siècle avec le concours de la reine Bérengère et séparé seulement des Jacobins par une maison appartenant au chapitre de la cathédrale, leur faisait suite en bordure de la rue de Tessé.
L'église, de forme irrégulière et en contre-bas, se trouvait juste en face de l'ancien évêché: elle contenait, elle aussi, beaucoup de tombeaux, entre autres ceux de Robert Garnier et de François Le Gras, seigneur du Luart.
Les enclos des deux monastères, d'étendue inégale, se partageaient tout l'espace compris aujourd'hui entre les rues Saint Dominiqne, du Crucifix, des Arènes et Robert-Garnier, Ils s'étendaient sur les deux versant d'un étroit vallon alors planté en jardins ou en vignes.
Au fond coulait le ruisseau d'Isaac qui traversait « par un biau fort large » le terrain des Cordeliers, et par un canal couvert le jardin, le chapitre et le cloître des Jacobins pour gagner ensuite la place de l'Eperon par la rue Saint Dominique. A l'automne de 1791,
l'administration commence à préparer la démolition des bâtiments des Cordeliers déjà délabrés, il est vrai, sombres et sans caractère architectural.